Nous sommes à l'affût pour dénicher tous les outils disponibles pour automatiser, simplifier et rendre plus efficace la promo des artistes. Alors quand Clément Souchier nous a contacté il y a quelques mois pour nous présenter son nouvel outil Bridge.audio, nous étions ravies ! Et comme on aime bien partager nos trouvailles, que ce soit en formation ou avec les projets que nous accompagnons, nous en avons profité pour donner la parole à Clément Souchier, pour qu'il présente cet outil mais également qu'il nous parle de son parcours, mais également de son parcours, de synchronisation et de supervision musicale. Et ça donne une interview passionnante sur des sujets parfois méconnus de l'industrie musicale. Bonne lecture !

Pouvez-vous présenter votre parcours et vos activités aujourd’hui ?

Musicien et mélomane, j’ai créé avec quelques amis une des toutes 1ères solution de streaming musical en France (Soundicate - 1999-2002). On est arrivé beaucoup trop tôt mais rétrospectivement, ça nous a beaucoup appris.

J’ai ensuite fondé Creaminal Music Supervision qui est devenue en quelques années une des agences de supervision les plus influentes en Europe... Grâce bien évidemment à la qualité de nos équipes mais aussi à une solution technologique que nous avons développée en interne.

Sur la base de cette expérience, j’ai décidé de créer en 2019 Bridge.audio, le SaaS collaboratif de l'industrie musicale, un outil hybride entre un iTunes partagé dans le cloud, un genre de reboot de Myspace et des principes UX emprunté à Notion.so, un super outil qui affole les sphères tech depuis quelques années.

Peux-tu nous présenter Bridge.audio ? A quels besoins avez-vous souhaité répondre avec cet outil ?

Répondre à cet anachronisme qui fait que les gens qui font la musique et leur entourage continuent de bosser avec un set-up bricolé fait de le triplette suivante :
-un iTunes en local (que ce soit sur son ordinateur ou sur un serveur partagé)
- Soundcloud en mode privé en amont de la sortie commerciale des albums
- Wetransfer ou Dropbox quand on veut autoriser nos interlocuteurs à télécharger la musique.

Nous sommes en train de construire un outil qui permet de faire tout cela et bien plus encore. Pour ce qui est de la version bêta déjà lancée, ça permet notamment d’héberger et décrire toute sa musique et de générer des liens au format souhaité (Stream only, Download) et de savoir précisément qui écoute et qui télécharge quoi. (ahhhh, le type des Inrock streame pour la 4eme fois tel titre, il est peut-être temps de lui passer un petit coup de fil ;))

A qui ce service s’adresse-t-il aujourd’hui ?

Tous ceux qui font la musique et leur entourage, à savoir : compositeurs & artistes, managers, éditeurs, labels, tourneurs, salles de concert, brokers, superviseurs, PR, médias… Car entre le moment où elle est créé et le moment où elle finit par toucher son publique, la musique ne fait que transiter entre une multitudes d’intervenants avec un maximum de frottement à chaque fois (download, upload, manque de métadonnées…)

Vous avez lancé la version bêta il y a seulement quelques mois. Quel premier bilan faîtes-vous de l’outil ?

C’est encore un peu tôt pour un bilan… Nous sommes pour le moment surtout en train d’écouter nos utilisateurs et de compiler les attentes et envies de chacun pour proposer l’outil parfait, tant dans les fonctionnalités qu’il propose que dans son ergonomie et son prix (qui ne sera pas un sujet 🙂

Vous avez lancé en 2004 Creaminal, une agence de supervision musicale. Concrètement, c’est quoi la supervision musicale et la synchronisation ?

La Supervision, c’est le fait de conseiller nos clients sur leur choix musicaux. Que nos clients soient des réalisateurs, des producteurs ou des marques… et que la musique soit à produire (musique originale) ou à trouver (Synchronisation de musique du commerce).

La question COVID-19 : selon vous, quels sont les enjeux désormais des acteurs de l’édition, de la synchro et de la musique enregistrée plus largement ?

Arrêter de perdre du temps avec des outils inadaptés 🙂

Se concentrer sur les relations nécessaires à leur écosystème spécifique pour ne pas se disperser. Pour certains, ça passera par le tour et la promo, pour d’autres, le stream et d’autres enfin la synchro et la musique originale par exemple.

Quels seraient vos conseils pour des éditeurs ou des artistes qui souhaitent se pencher un peu plus sur la synchro ?

S’interroger sur ce que c’est réellement, comprendre ce qui a du potentiel et ce qui n’en a pas... Trouver les bons partenaires worldwide pour les défendre au mieux.

Avez-vous des nouveautés et/ou développements à annoncer en exclusivité ? 😉

Oui, pour Creaminal, nous venons de nous rapprocher d’un autre acteur majeur de la scène indépendante et nous offrons désormais un offre triple :
-Supervision Musicale
-Sync et Publishing
-Distribution Digitale Une superbe équipe de 30 personnes.

Un dernier mot pour la fin ?

Merci pour l’invitation et j’espère vous retrouver tous bientôt sur Bridge.audio. Votre musique et vos idées y seront les bienvenues.
Vous pouvez suivre l'actualité de Bridge.audio sur leur site Internet, Twitter, Facebook et LinkedIn. Idem pour Creaminal, dont vous pouvez retrouver les activités sur leur site Internet, Facebook, LinkedIn et Instagram.

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