Le 19 octobre, Emily Gonneau a participé à la table ronde « Transformation numérique : évolution des talents » au MaMA Event en compagnie de Daniel Findikian, directeur et fondateur de l’EMIC, Claude Monnier, DRH de Sony Music France, Benjamin Gans, directeur de l’EdFab et modéré par Yvan Boudillet, président de TheLynk.

Cette table ronde était l’occasion de revenir sur les nouveaux enjeux de formation et de recrutement que rencontre l’industrie musicale.

Daniel Findikian a ouvert la discussion en présentant l’EMIC, une école qui prodigue une formation pour les jeunes qui veulent travailler dans l’industrie musicale. « La raison d’être de cette école, c’est la transformation numérique : nous avons besoin de jeunes qui soient formés à de nouvelles compétences pour accompagner le redémarrage de la filière. Cependant, il faut conserver les savoir-faire de base : le digital est une couche supplémentaire à ce qui existe déjà. » Cependant, plus que le savoir et le savoir-faire, le savoir-être est primordial pour le recrutement des étudiants.

Claude Monnier se place dans la même lignée que l’EMIC en privilégiant le savoir-être dans son processus de recrutement à Sony Music France. « Ce qui est important, c’est le collaboratif », de pouvoir faire travailler ensemble des personnes différentes, sans oublier les personnes qui sont là depuis longtemps et n’ont pas forcément des compétences digitales très poussées. « L’industrie musicale se situe au cœur de 4 points cardinaux : les artistes, les médias, les clients et les fans. Ces quatre points cardinaux ont fondamentalement et structurellement changé ces dernières années avec le numérique. »

Emily Gonneau a ensuite parlé de son expérience dans la formation continue avec nüagency et sur sa manière d’aborder le numérique. « Nous commençons toujours par remettre en perspective les outils numériques, sur la manière dont ils vont servir le projet des personnes en formation et sur la logique des structures qui proposent des outils gratuits. » Cette prise de recul permet notamment aux professionnels en formation de gagner du temps et de garder une forme d’indépendance sur ces outils.

Ensuite, Yvan Boudillet a questionné les intervenants sur la manière dont les collaborations entre les étudiants et les entreprises de la filière musicale s’organisent. A l’EMIC, l’ensemble de l’équipe pédagogique est composé de professionnels et les étudiants travaillent sur des cas in situ en entreprise. Chez Sony Music France, le processus de recrutement se base sur une approche de collectif, l’idée étant de faire travailler les gens ensemble : « de la même manière que chaque album est un prototype, chaque recrutement suit le même principe. » 

Emily Gonneau a également insisté sur cette logique de coopération, que ce soit dans la formation continue ou dans la formation initiale ; la notion de réseau et de prise de contact est importante. Elle a par ailleurs lancé le projet La Nouvelle Onde, qui réunit des portraits des étudiants qu’elle a pu former en formation initiale afin de les mettre en valeur et de créer une communauté.

Pour conclure, Benjamin Gans, directeur de l’EdFab a présenté ce lieu crée par Cap Digital et dédié à l’innovation dans la formation, l’éducation et le travail. « Nous organisons tous les mois des événements pour permettre à ceux qui le souhaitent de découvrir les métiers de demain. Cela se crée maintenant, et nous faisons témoigner des personnes qui font déjà des métiers en transformation, en émergence ou des métiers nouveaux. »

Vous pouvez écouter en replay l’intégralité de cette table ronde sur le site du MaMA.

Crédit photo : Daniel Findikian

Laisser une réponse